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En bande organisée, personne ne peut nous canaliser.

Vous l’aviez attendue, vous l’aviez rêvée, réclamée à la machine à café, racontée à vos enfants au coin de la cheminée. La voici enfin, la fabuleuse histoire épicée et pleine de rebondissements d’une sonnette martyrisée au cœur de la Ville Rose.

Attention, cette histoire est une fiction. Les lieux, les noms des personnages, ont été changés pour des raisons évidentes de sécurité et d’anonymat.

La première fois c’était vendredi après-midi.

Pimprenelle-reine-des-champs quitte à la hâte le restaurant où elle travaille dans le fleuron Européen de l’industrie aéronautique Française. Patatras, la sonnette de son fidèle destrier est passé de la gauche à la droite, ou de la droite à la gauche, ou inversement (l’ordre ici revêt une importance secondaire dans la compréhension du pamphlet qui va suivre).

Dubitative, elle s’empresse d’en enquérir la ministre adjointe aux Affaires Inutiles. Interloquée, choquée, bouleversée, elle ne peut se résoudre à cette infamie, ce crime de lèse-majesté, touchant le fruit de ses entrailles.

L’enquête est en cours. Les spéculations les plus folles battent le pavé de Toulouse à Paris en passant par Atlanta en Géorgie.

Mais qui ? Qui Est-ce malotru, ce bandit des grands chemins qui a osé toucher aux bijoux de la reine ?

La deuxième fois c’était vendredi soir.

Doutes et accusations fusent pèle mêle dans son imagination féconde. C’est sûr, c’est BG (les initiales de son nom ont été anonymés par la rédaction NDLR) qui est derrière tout ça. Les cheveux aux vents, le short de plage et les tongs. Il lui assure les yeux dans les yeux que ce n’est pas lui. Croix de bois, croix de fer, s’il ment il ira en enfer.

Consternée,” Lolo–étincelante comme une Fiat 500 rouge”(mes amis, j’ai eu chaud) avait abondé dans son sens : “Mais c’est quoi le projet ?”

La troisième fois, c’était samedi soir.

Les doutes se portent désormais sur un avatar. Son portrait type : un jeune riverain entre 20 et 30 ans suffisamment agile pour opérer la manœuvre avec vélocité, ni vu, ni connu.

Le corbeau avait pris soin de proroger son action afin d’éviter tout soupçons sur sa personne.

L’apprenti -gros c’est la puissance-, vapoteuse aux lèvres, lui, confirme ses doutes : le portrait-robot du corbeau lui paraissait bien concordant.

Pimprenelle-reine-des-champs, avait cogité la nuit durant. Elle s’était promis qu’elle prendrait le maitre chanteur à son propre jeu. Ce matin-là elle avait juré : “rira bien qui rira le dernier”. Elle s’empressa donc de porter l’affaire aux plus hautes instances des institutions judiciaires.

Boucle d’or avait tenté de la raisonner en vain : “ Tout ça pour une sonnette ? “. Oui mais c’est Sa sonnette, Mademoiselle roquette – parmesan.

Fifi Brindacier répétait à tue-tête “J’aurai UN césar s’il vous plait”. La fille aux boucles était à 2 doigts de la trucider, sans aucune autre forme de procès. Et une César dans ta gueule, en veux-tu ?

Il en restait un et pas des moindres. L’homme était pieux.

Tous les dimanches il se rendait à l’église, à deux pas. Selon l’expression consacrée “il ne buvait que de l’eau”. Néanmoins avec une touche de fantaisie : du sirop tout vert à la menthe. Ce dernier vivait dans la gourmandise, l’un des 7 péchés capitaux, répréhensible s’il en était par la justice divine.

Coquet, l’homme se plaignait plus souvent que rarement de son embonpoint. Aussi, sur sa Vespa noire année modèle 78, lunettes Ray-Ban, cheveux aux vents – ou du moins ce qui lui reste – il se rendait 5 fois par semaine à la salle, son fidèle acolyte accroché à son dos, dans un réflexe de survie. Ce dernier avait toutes les raisons de s’inquiéter : ronds-points pris à contre sens, dépassements en ligne continue, roues arrière.

 Sous le flot nourrit des insultes et quolibets des autres automobilistes, le drôle de coco ne se démontait pas : “ C’est moi le roi de la cabriole, faites-moi de la place !”(sic).

On aurait pu affirmer bien trop hâtivement, mais nous mesurons toujours l’impact de nos mots, que l’homme vivait dans sa bulle.

Il jurait par Louis XVI, main sur la bible, qu’il n’était en rien dans la manœuvre diabolique.

Mais Pimprenelle avait une idée fixe : lever le voile sur cette sombre affaire.

Il est 9 heures du matin. N’écoutant que son courage, mue par l’énergie du désespoir, elle dévala les 4,8 km qui la séparaient de la Maréchaussée.

Bien mal lui en a pris.

L’officier de police judiciaire qui recevait sa plainte, fut dans un premier temps dans l’empathie : « il y a vraiment des ordures dans la nature, capables du pire ».

Avant de vite virer à l’hystérie l’hérésie. Nous vous passerons là les détails, et vous laissons à votre imagination perverse mais fertile.  

Mais pour vous aider un peu, nous pourrions traduire la pensée du fonctionnaire par : “ Marie, laisse tomber l’affaire des stups, on a un gros dossier”.

Quelque peu désappointée, se sentant abandonnée, elle décide de se faire justice elle-même. On n’est jamais mieux servi que par soi même.

Plus vite qu’il ne faut pour le dire, elle posta Fanfan sur les lieux du crime, caméra embarquée, prêt à démasquer le malappris.

Devant tant de pugnacité, voyant sa victime s’embourber, le corbeau finit par lui avouer l’innommable.

A mille lui de soupçonner son bourreau, la malheureuse tombe des nues. Confuse, telle un chat qu’un rat aurait pris, elle sortit son plus célèbre joker.

D’aucuns diraient, qu’elle boudait.

Le tortionnaire, sentant le vent tourner, testa quelque peu sa proie :

T : -“Tu vas faire quoi ce weekend ?”.

P : “Ouiais”

T : “ C’est quand ton anniversaire déjà ?”.

P : “ Ouiais”

T : “La faim dans le monde, tu es pour ou contre ?”.

P : “Ouiais”

T : “ Ça te dit un porc effiloché ?”.

P : […]

Acculé (oui), le malotru finit par présenter des excuses filmées.

L’ingénue jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendrait plus.

Tapez 1 si vous voulez les voir.

Partagez-là au monde entier.

Ça lui fera les pieds.

Qu’il me soit permis de présenter les protagonistes de cette histoire folle et rocambolesque. Respectivement, par ordre d’apparition :

Pimprenelle : Il lui faut juste un peu de temps.

La ministre adjointe aux Affaires Inutiles : on n’en a qu’une.

BG : vous fait un fraisier en claquettes survêt’. Véritable couteau suisse, il gère tout le background. Faussement détaché, c’est un pince-sans-rire. Il n’a pas tort, ce sont les autres qui n’arrivent pas à saisir la subtilité de sa pensée. C’est aussi un SAM à ses heures perdues.

Lolo : vous tient 10 coupes de champagne d’une main, 30 assiettes de l’autre. Elle en fait tomber 10, en rattrape 20.  Elle n’a pas son pareil pour vous concocter des cocktails. Celui à l’ananas fait l’unanimité (nous pourrons développer ultérieurement).

L’apprenti : véritable sniper, il tire plus vite que son ombre (“tire” ici peut avoir plusieurs acceptions). Il tire mais ne blesse pas, il a le sens du détail et le souci du travail accompli. Sur une branche ou un champ de tournesol, il sait se satisfaire du nécessaire. Il sait faire du propre avec du sale et du sale avec du propre. C’est un génie sans frotter. Il comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps. Le minot vous balance des tigres, des dorades, à tour de bras.

Boucle d’or : “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles”, pourrait tout résumer. Dépassons les citations. C’est une pro de l’organisation. Il ne manquera ni huile d’olives ni tomates cerises pour les semaines à venir. Elle arrive suffisamment tôt pour sortir la terrasse et celle des voisins. Créative, c’est une vraie passionnée d’art culinaire. Il ne reste plus de chats dans le quartier.

Fifi Brindacier : Bonne serveuse. Courageuse et dynamique, elle a fait face avec brio aux turpitudes de la vie.

Le Corbeau : S’il n’avait pas été cuisinier, il serait astronauteSouvent fougueux, parfois borné têtu, tatillon minutieux, il cache mal une grande sensibilité. Créatif et bosseur, vrai baroudeur, il en est là grâce à sa détermination et son talent. N’est pas Maître Restaurateur qui veut. Il a surmonté brillement l’adversité.

Fanfan : L’histoire dit qu’il attend encore sous un platane. Aimerait aussi pouvoir conter fleurette à la gourgandine.

*Atlanta et Paris, deux villes chères.

J’ai beaucoup appris à vos côtés.

Il se murmure que le restaurant susnommé sied au 5 boulevard Firmin Pons.

En famille ou entre amis, comment de ne pas résister au charme de la dorade royale ?

Prenez place, dès 10h à la terrasse exposée sud. Ils sauront assurer le réassort.

Allez-y de ma part et chuchotez (ou criez, c’est la même chose) à votre passage en caisse : « Mais il est où, mais il est où le drôle de coco ? ».

Préférez une entrecôte bien cuite.

Contactez-moi ici pour optimiser vos contenus web ou autres. Je fais tout : lettre à la belle-mère, courrier à l’huissier, lettre de motivation, CV, lettre d’amour.

Si vous croisez l’individu filler à toute allure entre Bouloc et Blagnac, n’intervenez pas seuls.

Composez le 17.

L’homme pourrait se débattre comme un bon diable pour conserver ses 3 points.

Vous avez pensé quoi de cette histoire ? Dites-le-moi en commentaires !

©Nathalie CAMIUL, rédactrice web SEO à Toulouse et créatrice de sites web. On reste en contact ici.

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